Délire frénétique de moi à moi


Je voudrais être tout ce que je ne suis pas
Ces choses que j’observe autour de moi je ne les comprends pas, du moins qu’à demi-mot.

Pas à pas ,
Je perds pied
Je suis au bord d’une falaise
J’ai beau crié, personne ne m’entend

Personne ne m’attend, je suis seule, réfléchis !
Tu veux vivre ? Je ne sais pas, je dois te répondre tout de suite
Oui, dépêche toi, le temps n’attend pas, la vie n’attend pas.
Un jour elle est noire, un autre, elle montre patte blanche
Si douce, si agréable.
Tu vivais dans le bonheur hier, non ?
Oui, et je voulais et veux toujours rendre ce bonheur éternel
Le monter sur un piédestal, il sera premier dans le classement

Aujourd’hui tu as tout perdu ? Oui, pourquoi tu me le rappelles ?
Parce que…il n’y a pas de raison. La mort, tu as raison, n’a pas besoin de raison.

D’ailleurs, est-ce qu’elle en cherche une ? Non mais moi, oui.
Oui, tu ne veux pas quitter cet univers sans en être sûre.
Oui
Alors, tu espères quoi ? Que le ciel, le soleil, les nuages te donnent une réponse.
Qu’ils réussissent à te convaincre. Mais ma belle, tu nages et tu te noies ? tu espères les pâquerettes qui ne te parviendront jamais.
La terre est contre toi, efface de ton doux visage ce sourire coquin,
Celui d’une femme heureuse et saine
Ne cherche plus aucune astuce ! Tout n’est qu’artifice et fourberie.
Ouvre ! Mais bon sang, ouvre tes yeux. Cesse de masquer la vérité !
N’enfouis pas la réalité, retombe sur cette planète dans laquelle tu es née et qui colles à ta vie !!
Tu ne me laisses pas parler. Tu me fatigues. Tu crois tout savoir mais toi aussi tu es dans le flou, sauf que toi, tu vis dans le flou du réel et moi, j’ai choisi le flou du rêve, de l’illusion
Où l’émotion engendre le bonheur de l’interdit
Où le sentiment emboîte le pas à la pensée
Où la vertu n’est plus qu’oubli
Manque, carence, non vous n’existez plus
Disparition, certes, je disparais
Je m’éparpille ici et là, je papillone, je batiffole.
Mon cœur se disperse dans les méandres du rêve. Mais je me sens si bien.

Et aujourd’hui.
J’ai tout perdu
Oui, car tout n’est qu’illusion, l’illusion est fragile, éphémère. Elle se brise comme elle se crée. C’est aussi simple que cela. Alors que fais-tu ? Passe à l’acte. La vie ne vaut rien dans le réel, sois pessimiste car la vie est pessimiste. Elle, elle ne t’offre pas le choix. Elle te guide, elle te dicte tout, tout !

Stop, arrête, tes paroles sont vaines, creuses, vides. Je m’abandonne ? Non, je t’abandonne. Pour une fois dans ma vie, je veux contempler la réalité sans être éblouie, aveuglée par la dureté de ce qui s’offre à mes yeux attristés et apeurés. Accablée, non, tout est fini .J’ai choisi, ma tête penche, mes jambes tremblent, mon cœur flanche. Mais je résiste.

Pourquoi ? A quoi bon ?

Pour l’amour, toi, tu ne le connais pas. Ton cœur est fait de pierre, rendu rocher par la cruauté, ton pessimisme te tuera. Regarde, regarde toi, tu disparais. Tu deviens poussière. Et une douce vague de brise te conduira loin. Tu m’échapperas, tu disparaîtras et c’est tant mieux. Adieu ! J’ai choisi l’amour, l’amour d’un père et qui sait, cet amour paternel m’amènera t-il peut-être à rencontré un autre amour, celui de ma vie, qui viendra se blottir bien au chaud, loin de toute bataille, dans un cœur moelleux, ouvert sur l’extérieur, avide de bien-être et d’enchantement, impatient de bouleverser ce réel pour le teinter ici et là de nuances rêveuse et merveilleuses.

Non, je n’enfonce pas des portes, non, ce n’est pas évident pour tout le monde. N’étouffe pas ton cœur ou tu finiras par t’étouffer toi-même !