"faites l'amour, pas la...quoi déjà ? "

Qu’est ce que faire l’amour ?

Réponse du public

-alors tu vois, mon fils, faire l’amour, c’est la petite graine qui est transportée par un petit vaisseau spatiale, tout petit, il ne fait pas mal à la future maman ; Il s’engouffre dans un tunnel, un peu noir, un peu serré mais rien ne lui résiste et là il arrive sur la planète petite lune, on l’appelle comme ça parce qu’elle ressemble à la lune, les cratères en moins mais elle est beaucoup plus belle car plus fragile et éphémère et très joueuse quoique la lune nous joue de sacrés tours de temps à autre.
Voilà, ensuite, le vaisseau dépose cette petite graine sur la petite lune et là, la petite graine décide de s’installer sur la lune, un petit moment, pour rêver peut-être, mais elle y reste.
-ouiais, alors l’amour c’est compliqué mais faire l’amour, c’est le pied, ;C’est simple, c’est ça qui m’a redonné goût à la vie. Faire l’amour à plusieurs femmes, pas en même temps, je ne partage pas, moi jamais, quoique peut-être un jour. Mais c’est prendre la femme, la jeter comme ça, dans l’élan sur le lit et la baiser encore, en transpirer, en perdre pied, mais gagner du terrain à chaque seconde, jusqu’à marquer le but final.
-faire l’amour, c’et taboo, on n’en parle pas. Se laisser comme ça, aller aux sentiments les plus ténébreux, les plus profonds, les plus obscurs pour assouvir des fantasmes, qu’on chuchote seulement aux intimes, le côté ange disparaît et plus rien nous arrête. Cette petite voix, qui vous dicte votre conduite. J’en ai peur, elle me rend fou, elle me rend un autre, étrange ? ne pas y penser, non, non, me punir si j’y pense. Non, ne la regarde pas, elle se dandine, elle n’attend que ça. Non, non, n’y pense même pas !
-oh, oui, je dis oui et encore oui. Je dis toujours oui. C’est si tendre de se sentir perdue, adorée, chérie dans les bras d’un homme, pas n’import lequel. Pour moi, faire l’amour, c’est être avec celui qu’on aime et qui vous aime. Oui, c’est bateau, c’est tout ce que vous voulez mais c’est la vérité. Je ne peux pas, oh non, je ne veux pas faire l’amour avec le premier venu. C’est tellement beau de le faire à la naissance des sentiments. Cela peut être le soir même, une heure après notre rencontre, mais cela ne se fera que s’il y a des sentiments, des émotions derrière tout ça. Et oui, ça peut exister, les sentiments au bout d’une heure. C’est la différence entre coucher et faire l’amour.
-comment peut-on se poser cette question ? Cela n’a pas de définition, cela n’a d’existence que par ses actes, que par deux corps en pleine incandescence, que par les émotions qui se dégagent et virevoltent tel un brouillard permanent autour de ces deux âmes, sur un lit, sur un canapé, sur une couverture, dans la nature, dans la voiture, faire l’amour n’a pas de raison d’être sinon de rendre à un homme et à une femme ce que la vie leur prend parfois.
-c’est un sport à haut risque de deux corps dans un lit. Ce sont des cuisses qui se croisent. C’est un voyage à deux. C’est un dîner en amoureux. Ce sont des ombres qui jouent avec les draps. Ce sont deux animaux qui se battent. Ce sont des bruits qui s’élancent. C’est une symphonie à deux voix. C’est tout sauf deux personnes qui font l’amour. Qui ont des rapports sexuels.
-alors faire l’amour, en terme scientifique, je dirai avoir des rapports sexuels ; en terme psychologique, c’est le fait que ce sentiment de profonde affection envers une personne vous pousse à vous unir physiquement à cette autre personne. En terme de morale, dans notre société, cela reste un taboo. Avant, faire l’amour n’existait pas. On se mariait et on s’accouplait. Le but : avoir des enfants. Aujourd’hui, dans notre émancipation, nous avons créé l’expression : faire l’amour afin de rajouter au simple accouplement la notion de plaisir, individuel et à deux.
-faire l’amour ? Où ? dites moi où, quand, comment et je serai là, sans aucun souci ! c’est comme une obsession, mieux une drogue. Je ne peux pas, non, je ne veux pas m’en passer. C’est tellement agréable au toucher, au goût, à sa saveur, à sa musique. On se sent transporté dans un autre monde, certes pour 3 secondes mais je ne changerai rien contre ces 3 secondes. Promesse est une promesse. Cette drogue, pulsions sexuelles, c’est le seul bonheur de ma vie .Ray Charles avait sa musique, j’ai trouvé la mienne dans l’Autre.

Moralité : chacun ses goûts, chacun son bonheur. Moi, je dis : avant de dire quoi que ce soit, faut y goûter, ça calme les mœurs, ça apaise les cœurs, bon remède que faire l’amour.