Et on cherche...

Il est un vrai fouillis,
un fracas,
un brouhaha,
j'ai suivi,
oui, suivi ce matin,
un petit être malin,
qui m'a murmuré,
comme un secret,
un secret de polichinelle,
qu'il ne fallait pas monter au ciel,
sans avoir vécu,
ce à quoi on ne croyait plus.

Il est un vrai fouillis,
qui virevolte avec fierté,
là dans mon intimité,
une sorte de mélodie,
qui m'initie,
à ce qu'on appelle la vie,
un chemin où périt,
les âmes sans foi,
une route où se mêle,
les amants des toits,
mais où jamais ne se gèle,
ceux qui désirent,
et s'abandonnent aux rires.

Il est un vrai fouillis,
là au réveil,
des draps vermeils,
qui déclinent sous la pluie,
fine et jolie,
celle qu'on attendait peut-être,
au coin d'un hêtre,
d'un temps perdu,
d'une forêt inconnue.

Il faut aimer,
ce fouillis,
comme ses envies,
il est la clé,
me dira t-on,
que tu as si longtemps cherché,
figure-toi, bien au fond,
si j'avais su,
j'aurai fait de même à mon insu,

Il est un vrai fouillis,
que j'aime éperdument,
il est un enfant,
ou la liberté que tu m'avais promise,
ou l'envie que tu avais omise,
toi, mon démon,
toi, mon parthénon.

Oui, oui, il est un vrai fouillis...