Au loin...à la croche

Un chien,
aboie,
bien au loin,
je tournoie.

Seule.

Une caravane,
passe,
Il se pavane,
je trépasse.

Seule.

Il a peur,
je le sens,
il a bon coeur,
fier comme un paon.

C'est le printemps,
on le chuchote,
Je pense qu'il est grand temps,
de continuer l'oeuvre d'Hérodote.
Raconter sans cesser une histoire,
pour ne pas oublier l'espoir.

Pourquoi s’obstiner à noter le passé ?
car le futur n'est pas encore arrivé.
car on craint bien trop l'oubli,
car on craint d'être enseveli.

Je viens de me réveiller,
sur un banc désert,
Je ne me sens plus épier,
au loin, un livre ouvert.
Je m'approche,
toujours à la croche,
j'hésite,
je m'excite,
puis je plonge,
pour ne plus jamais être seule,
puis je nage,
pour ne pas être veule.

Le reste ?
Du céleste ?
La musique s'écrit,
je ne veux plus de cris,
juste ceux de vie,
oui, juste la vie...