Dans les arbres

Il souffle, il souffle,
l'esprit s’emmitoufle,
les pensées remuent,
des chemins perdus.

Du froid,
sous mes draps,
vient caresser,
des petons déjà gelés.

Les volets ont craqué,
les carreaux ont vibré,
mon coeur frémissait,
Le grain d'une peau hérissée...

le vent s'engouffrait,
j'ai peut être drop dormi,
des voix s'agitaient,
des brindilles engourdies.

A la fenêtre,
des ombres s'amusaient,
un langage secret,
je m'envolerai peut-être.

Il faisait noir,
quelques couleurs à boire,
si tu sais ouvrir les yeux,
des bruits tortueux.

On est passager,
un voyage commençait,
depuis longtemps,
on rêve à l'enfant.

Des pas impétueux,
qui pendant la nuit,
viennent chatouiller ton ennui,
Quel roi somptueux...

Alors je saute dans cette barque,
je sursaute, face à ce monarque,
je m'abandonne à sa danse,
ne craignant pas l'imprudence.

Cette folie, cette vie,
suggérées, glissées,
par ta simple musique,vent impétueux,
oui, j'abdique, sans te faire mes adieux.