Sur la route

Et un autre jour,
dans cette ville sourde,
des gens partout qui courent,
pour fuir une vie lourde.

Mon verre, mon ami,
quand tu te remplis,
d'un délice subi,
vide, tu deviens mon ennemi.

Je fuis les bâtards,
qui agissent très tard,
le bâton à la main,
voleront ton demain.

Au coin d'une lumière,
d'un métro fantôme,
qui viendra de sous terre,
tel un doux baume.

Mais éphémère
,
comme le vent,
qui vient en chanson,
chasser le beau temps,
tout au diapason,
à nouveau, j'erre.

Une ruelle bien sombre,
un passager clandestin,
s'approche incertain de mon humble ombre,
devient mon seul compagnon.

Et un autre jour...