Surréel....

Il y va de ces rencontres,
des vents parfois contres,
qui apaisent,
parfois vous blessent,
s'harmonisant sur un dièse,
oui, je le confesse.

Dans une rue,
l'un épiant l'autre,
c'était la nôtre,
qui n'est plus.

On s'est croisé,
cela faisait des années,
mais je n'ai rien oublié,
même pas ce papier froissé.

Il m'a regardé,
sans doute gêné,
nos yeux discutaient,
mais la peine s'effaçait.

C'était comme avant,
la petite fille sautillait,
le petit garçon la titillait.
oui, comme au bon vieux temps.

Ils couraient,
un cache cache déluré,
elle tombait,
c'est sa main qu'il tendait.

Des coquelicots,
qui jaillissaient,
à travers leurs sauts,
Mon dieu, ces deux défiés !

Rien ne leur faisait peur,
inconscience,
innocence,
ils vivaient de rumeurs,
les plus enfantines,
les plus câlines,
les plus malines,
les plus félines...

Puis ils s'endormaient,
heureux,
épuisés,
l'un contre l'autre,
dans l'herbe,
deux êtres superbes,
une histoire,
un espoir,
c'était la nôtre.

Leurs yeux s'endormaient,
un sourire naissait,
à jamais,
leurs rêves resteraient...