Un dimanche pas comme les autres


Je crois bien, oui, ce matin,
cachée, à l'aube d'un soleil,
une mélodie me réveille,
je dormais, sommeil malin.




Les yeux fixés sur un plafond,
oui, je ne tournais pas rond,
Mes pensées divaguaient,
et ces notes fort, très fort, tonnaient.



Je me décidais à ouvrir de fainéants volets,
qui, au moindre petit effort, grinçaient,
au combat, toujours de plus belle,
car ici, c'est entendu, on joue les rebelles.

Une poussière que je ne reconnaissais pas,
une plancher qui se la jouait inconnu,
des tableaux qui trônaient ici et là,
des roses rouges qui s'offraient à ma vue.

Mais où avais-je bien pu allé ? 
à moi-même différente,
le cours de l'eau avait changé,
j'avais descendu bien trop longtemps cette pente.

Mes mains se dessinaient plus ridées,
oui, les années en courant avaient passé,
mais mon coeur se révélait toujours sensible,
et de toutes les peines passibles.

J'ai alors saisi un crayon à papier,
usé par la jeunesse du temps,
baladé sur des chemins d'antan,
et pour me soulager, je me suis mise à griffonner,
cette musique, unique à mes yeux,
que seules les âmes esseulées entendront heureux.