"Histoire défis" : un brin de philosophie

Mots de Christian Bouchard :
espiègle, aurore, alacrité, azuréen, enfanter, indolent, désert, portique, lors, paupière, amor fati, saline

"Il est mort,
oui, il est mort,
Il ne vous tendra plus les bras,
vous ne me croyez pas ?
Vous avez bien tort,
vous tenez ici de l'or."

"Amor fati....AMOR FATI...Amor fati...
Vous entendez ?
quelques mots enchantés,
N'en perdez rien,
gardez précieusement ce lien,
car au prochain AURORE,
il faudra changer de bord. "

L'homme restait aux aguets
bien plus apeuré,
tenant de près son épée,
et la bouche alors bée,
il se mettait à regretter,
son court succès,
d'avoir sur son chemin,
trouvé ce parchemin,
un trésor dans une malle,
qui lui causait bien du mal.

"Je vais vous dire un secret,
des mots trop peu révélés,
car souvent ils font peur,
parfois transpercent les cœurs,
dès LORS qu'ils sont murmurés,
l'air devient INDOLENT,
il vire à l'orageux,
brise les enjeux,
et nous laisse itinérant.

Je vais vous dire un secret,
quelques notes chuchotées,
pesant sur l'air,
qu'on lance dans le DÉSERT,
de l'esprit qui voguait,
des pensées alors dénuées,
de force, de plaisirs,
de flamme, de désirs."

Les PAUPIÈRES de l'homme,
s'endormaient petit à petit,
il sentait comme un baume,
qui lui redonnait la vie.
Échec et mat,
pour ce fier pirate,
des temps modernes,
qui se mettait en berne,
face aux yeux AZURÉENS,
de cette déesse du matin,
cette voyante peu commune,
s'éveillant sous la pleine lune,
au corps ESPIÈGLE,
pareil à l'aigle,
entourée de callunes,
qu'on lui avait ramenées,
à la dernière plume,
pour parfumer,
son antre étranger.

"Je vais vous dire un secret,
que peu ont eu la chance,
car bien trop de méfiance,
ne serait-ce que d'approcher.
Amor fati...amor fati...amor fati...
vous entendez cette voix ?
Ces mots sont votre ami,
ils seront votre roi,
toujours ils vous guideront,
dans ce voyage de péon."

Cette étrange lionne,
à l'allure d'espionne,
avait ENFANTÉ,
un autre homme,
bardé d’ALACRITÉ.
Il se réveilla,
de son long trépas,
sous ce PORTIQUE,
entouré de SALINES,
dont la blancheur magique,
donnait à cette aurore mutine,
une odeur, une saveur,
qu'il ne connaissait pas,
un brin de vapeur,
qu'il embrassa.

"Il est mort, il est mort..."

Elle n'avait pas tort,
sa vie ne valait rien,
jusqu'à trouver ce parchemin,
où deux lourds mots,
"amor fati...amor fati...amor fati..."
avaient été encrés,
sous une plume,
telle une enclume,
sûre d'elle et du ciel.
Il ne savait plus avancer,
et avait facilement cédé,
aux sirènes du quotidien,
croulant sous le malin,
sans force ni destin,
n'acceptant plus l'inconnu,
ôtant de sa vue,
l'horizon,
le lointain,
sa maison,
son chemin.

"il est né, il est enfin né..."

Cette déesse des temps modernes,
que les nuages cotonneux cernent,
avait l'aspect d'un ange du destin,
maîtresse de ce parchemin,
qui avait changé sa vie,
elle le regardait ravie,
partir fier et droit,
sur cette nouvelle voie.

Et le livre se referma,
quand sa pupille de nouveau nous envoûta...


Merci à Christian et à ses mots