"Histoire Défis" : un vague spleen à la racine

Mots de Keveen Gabet : 
racines, métaphysique, guérison, ukulélé, soleil, crinière, barbouiller, pondre, transcender, moi

MOI:
J'entends cette mélodie,
dansant à l'infini.
Je m'endors apaisée,
dans des lendemains,
certes incertains,
souvent apeurée.

LUI : 

Il vit dans une grotte,
loin de toute foule,
l'âme saoule,
toujours un UKULÉLÉ trotte,
dans ses mains,
du soir au matin.

MOI:

J'ouvre ma fenêtre,
espérant la GUÉRISON,
assez de ce paraître,
qui me fait perdre la raison.
Au loin, le SOLEIL,
montrant sa CRINIÈRE,
déploie sa queue vermeille,
ma seule lumière.

LUI ET UN PEU DE MOI

Oh oui, il se plaît,
sans arrêt,
et avec intérêt,
à BARBOUILLER,
de notes édulcorées,
l'esprit des esseulés ;
une partition,
de la déraison,
à l'unisson,
jusqu'à ma maison. 

MOI ET UN PEU DE LUI

Je tends l'oreille,
me pose sous ma treille,
bourdonnement d'abeille,
qui s'apaise dès mon éveil,
la plume dans la paume,
des mots qui se PONDENT,
un flot qui m'inonde,
sa musique me TRANSCENDE,
chaque journée,
réduisant en cendre,
ma morne épopée. 

LUI ET BEAUCOUP DE MOI : 

Il ne croyait pas vraiment,
à la science des savants,
pour lui, la METAPHYSIQUE,
ou plutôt "méta" quoi ? 
le lassait coi,
mais inconsciemment,
il se dessinait,
sans son accord,
ni mon désaccord,
ce lien hors temps,
entre nos destinées.
Il ressentait,
mon vague spleen,
qui ne cessait de dorer,
sa musique enfantine.

MOI ET BEAUCOUP DE LUI

Je partis, 
un soir,
il se faisait tard,
j'ai suivi,
ses notes engourdies,
au fur et à mesure,
que je me rapprochais,
aucune usure,
tout était clarté. 
A la porte d'entrée,
après de nombreuses broussailles,
il avait perdu ses écailles.

MOI ET LUI, LUI ET MOI : 

Je saisis son ukulélé
dépassant toute métaphysique,
moi ou lui, même identité,
son feu unique,
transcendant le soleil,
sa crinière d'oseille,
assurant ma guérison,
rien qu'on ne pond,
sans barbouiller,
me voilà maculée...

- Moi et lui, bonjour mademoiselle,

ou sus-nommée la gazelle,
c'est le titre de votre premier roman,
pour nous, avez vous un instant ? 
- seulement un dernier mot : MOI,c'est grâce à LUI, qu'aujourd'hui, enfin je dessine, mes plus belles RACINES. 




à Keveen Gabet et ses mots