La colmena

-Regarde, tu les vois ?
chut...approche-toi doucement,
elles sont fragiles,
leur pas agiles,
sous une volonté,
demandent d'être effleurés...

Elles s'agglutinent
jouent à la plus maligne ;
Elles travaillent,
et personne sur la paille.

Une Ruche,
qui évite les embûches,
une maison, un toit,
et l'horizon ? et la foi ?

On les craint,
elles font leurs chemins,
On les observe,
elles déploient leur verve.

-Tu les entends ?

Leur danse de l'amour,
est unique à ce jour,
un ballet,
à l'envolée,
bien chaloupé,
sans aucun regret.

Une d'entre elles s'égare,
et se rend à la prochaine gare,
elle retrouve sa liberté,
un moment en aparté.

-Tu la sens ?

Quelle fleur aimer ?
elle prend le premier train,
car l'inconnu, non, ne l'effraie,
et elle refuse de s'enterrer.

Un miel,
aux couleurs vermeils,
murmurant à ces oreilles,
un vent sans sommeil...

La musique les berce,
une guitare au loin,
qui délicatement les transperce,
leur âme en est témoin.

Elle se laisse guider,
par des notes innocentes,
devenues alors un véritable vivier,
d'émotions, de renaissance.

Elle s'abrite,
la pluie venue,
mais sa vie jamais ne s'effrite,
seule, jamais dans la retenue.

Elle est nourrie de lourds secrets,
mais lorsqu'elle vole,
la peine s'envole,
ses souvenirs en paix.

-Regarde, tu la vois...elle sourit....