lettre ouverte

Cher.....

Oui, tu sembles heureux,
elle est belle,
beaucoup de fleurs.
sur votre balcon.
Tout s'y mêle,
peut-être le Sahel.

Oui, tu n'es plus peureux,
elle te donne des ailes,
tu ne comptes plus les heures,
dans votre maison.
Non que je ne m’emmêle,
du sable à la pelle.

Oui, tu m'as écrasée,
sans laisser la moindre miette,
tu m'as blessée,
et tu as effacé mes lettres.

La vie, la vie, la vie.....
ah, ça, elle te semble plus aisée,
Nous, nous, nous.....
ah, ça, tu l'as bien effacé.

Je t'écris ces mots,
car je vais partir en voyage,
je sais, ce n'est pas très sage,
amis parfois, il faut savoir tourner le dos.
Oh, certes, ce n'est pas nécessaire,
bien parfois, on peut trouver l'air,
lourd à respirer,
inhabitable,
pas équitable,
facile à biaiser.

Tu vois, moi aussi je sais dessiner,
tu as ta nouvelle muse,
ne l'ai-je jamais été ?
oui, le temps s'use,
mais toi, tu as tout oublié.
Cette page se remplit,
d'une encre bien humide,
nous prenons chacun des rides,
tous les deux enfouis,
dans notre cabane,
plus tard, nous prendrons notre canne,
j'espère que tu regretteras,
moi pas, car je suis enfin mes propres pas.

Cher....
Lettre ouverte,
guette,
échec et mat,
oui, tu le crois,
indifférent, tu joues le roi,
et sache que tu rates,
une belle amitié,
en te souhaitant une bonne journée,
au lac des regrets,
je tords, ces doux remords,
la vie, une loterie, la vie, ce n'est pas une croix dont je me languis, rien à porter, juste accepter de s'envoler,
car de puits au nuages, on prend de l'âge, et on vogue ssur différentes mers, le tout, cher....., est de voguer sans miroiter le passé, mais sans l'occulter, le tout, mon cher....est de naviguer, maître à la barre, pinceau de char....

Au paradis,
Cher....
à vendredi,
sans jours gris.....