Hommage à...

Tu glisses,
tu t’immisces,
tu te joues de moi,
comme un roi,
tu me trompes,
parfois tu m'interromps...

tu prends des couleurs,
à toute heure,
j'aime te caresser,
te tremper,
dans les mille et une nuits,
et me perdre dès minuit...

je me sens partir,
la vie me sourire,
la toile me bercer,
tes coups m'apaiser...

Tu me manques,
quand tu me nargues,
cher saltimbanque,
dans le creux de la vague,
on ferme les yeux,
amoureux,
tu t'obstines,
moi, naïveté génuine,
tu cherches un sens,
des blessures qu'on panse.

Sur une musique,
tu danses,
des images,
pas bien sages,
tu te balances,
au fil mutique,
d'une étoilé nuitée,
trop longtemps abandonnée,
tu cries,
tu pleures,
peut être qu'un jour,
et oui, pour toujours,
tu prendras mon coeur,
mais tu l'as déjà pris...

ne t'égare pas, mon cher pinceau...