L'étoile manquante...

Chuuut...
Dors...
Dors...

j'éteins la lumière,
les ombres,
elles jouent les fières,
dans le sombre,
elles dansent,
quelle impudence !
elles effraient,
elles se balancent,
en transe,
et sans méfait.

l'étoile,
l'étoile manquante,
les pensées errantes,
je peins la toile,
de mes rêves,
sans trêve,
je ne ferme pas encore mes yeux,
ils sont parfois bien trop peureux,
mais le plus souvent belliqueux.
ils aiment le feu,
ces ombres portées,
se dandinent,
elles s'animent,
sous l'effet de la nuitée.

Je me plais,
à me laisser bercer,
par la musique silencieuse,
et baladeuse,
de ces branchages,
pas bien sages.

Chut....dors...dors...

Le fil de la nuit,
joue l'équilibriste,
de clown triste,
il devient le démon de minuit.

Dors...dors...
petit ange,
comme la mésange,
rejoins ton nid,
douce mélancolie...

La lune,
la lune chassant,
son gibier étoilé,
même dans la brume,
la lune,
oui, la brune,
écoute,
sans déroute,
les maux,
les voeux,
les égos,
les aveux.

J'éteins la lumière,
les ombres me parlent,
d'une envie parme;
sans regarder derrière,

L'étoile,
l'étoile manquante,
où es-tu  ? Je te cherche, dans un coin de ma fenêtre, tu viens de naître, tu ne connais pas encore ta force,
mais tu t'efforces, car la vie est injuste, lève ton buste, quelques rayons enflamment ta volonté de passion, trouver sa place dans ce monde étoilé...un guide, un âme, une vague ride, une nouvelle gamme....