Ramdam...

On l'appelait ramdam,
il effrayait les dames,
impressionnait les messieurs,
mais il n'était pas si heureux.
Il aimait les questions,
et rimait avec passion.

Jamais au repos,
il en oubliait ses propres mots,
il ne dormait jamais,
ou du moins c'était ce que l'on croyait...

Que sais-tu de moi ?
Tu ne fais pas la loi.

Oui, mais chaque jour je te côtoie, et me languis de ta liberté,
Il n'y a pas de mea culpa, tu es là, devant moi.

Que sais-tu du ciel ?
tu n'as pas d'aile.

Il est grand, on s'y perd, rien n'est bien vert, ici le blues est le seul chant.
Des oiseaux voguent à son horizon, ils tracent des chemins, qui disparaissent sans trop de raison, et dès le matin, de nouvelles couleurs, ou de simples odeurs, celle de la rosée, ce plafond prend alors de l'orangé, et on ne le retient plus, et accueille tous les inconnus, les insomniaques de la nuit, encore un peu abrutis, par la boisson ou la peur de ne pas dormir, un poison ou un plaisir.

Que sais-tu du sommeil ?
Jamais tu ne veilles.

Détrompe-toi, car je n'ai pas le choix, mes pensées surgissent, et trop tard pour que je réagisse, Les rêves se baladent et jouent de mes peurs, ils sont parfois très durs d'ailleurs,  ils me laissent en rade, souvent le matin,et pâlit alors mon teint, il me reste des bribes, qui se souviennent, et que n'advienne, je plane, je rame, j'ai mal, très mal....

Que sais-tu du mal ?
Pour cela, il faut ouvrir les malles.

Encore une fois, tu prétends être au-dessus, mais je n'en peux plus, certaines fois, je perds la foi, vois-tu ? cela t'arrive ? de partir comme ça à la dérive ? tu écoutes une musique, et tu te laisses entraîner, tout part à la volée, et tu te perds dans ses frêles lyriques...Oui, je sais ouvrir les malles, mais je ne sais pas guérir le mal, c'est bien mon souci, j'essaie toujours avec défi, je ferme les yeux, mes ailes me reviennent, je lâche les rênes, et je revois mes aïeux, tout se démêle,plus de grêles, je me sens partir et ne plus revenir...légère, sans surveiller mes arrières, je me laisse tomber, je sais que je serai rattrapée, si délicat, jamais froid, un parfum d'oubli, se frotter à l'envie...

Reviens bientôt chère enfant...