Rattrappe -moi

Un charivari,
se dresse au loin,
je brave le lointain,
et oui, j'en ris.



Cours, cours, petite hirondelle, mais n'y perds pas tes ailes,
tu es fragile, la belle, mais tellement habile...



Cours, cours,
un oisillon,
insouciant,
impudent,
jamais ne tourne en rond.

Il ne craint rien,
ni le printemps,
ni l'hiver,
il évite les déserts,
et se plaît, errant.
non, il ne craint rien.

Vole, vole, petite coquine, attention à cette bruine,
qui chatouille les nuages, et mouille les visages.

Tu as en toi, les armes de la foi,
et je crois bien, qu'il est temps de briser les liens.
Vole, vole, petite furie, rien ne t'arrête,
fuis, fuis, dans ce champ d'aubriettes...

Le vent t'emporte,
la cadence exhorte,
les quelques démons,
qui te tournent autour,
Douce raison qui disparaît un beau jour,
sang, paix, guerre,
plus de frein,
sans haine derrière,
je prends le train.

Flammes, jaillissant, maîtresse du temps,
femme qui se dresse, dans un banc de détresse,
je te vois, au loin, petite hirondelle,
oui, tu bats de l'aile,
mais jamais tu n'abandonnes,
au loin, tu ronronnes,
et brises cette couronne,
créée par la brise,
n'oublie pas ta maison,
le chemin est long,

vole, vole....et jamais ne revient...