Elle dit...

Agitée,
des cernes,
qui ne bernent,
aucun des plus sensés.

La rime s'agrandit,
mais le mal verdit.

Mal dormi, elle te dit, mal dormi. Des cauchemars, envahie par leur faim, des traquenards, qui ne montrent pas leur fin. Elle bougeait, dans ses draps humides, la petite effarée qui prenait des rides.

Mal dormi, elle te dit, mal dormi. Elle écoute la musique, pour apaiser ses mimiques. Elle n'en peux plus, elle voudrait crier, mais la petite a perdu, oui, perdu sa voix éraillée.
Elle ouvre les yeux, transpirante de peur, elle ne sait plus vraiment ce qu'elle veut, la brume dans ses humeurs. Elle se raccroche à ses notes qui lui sont bien patriotes. Elle touche son clavier et elle perd pied,
vengeance à ces êtres de papiers, qui s'enflamment dasn ses rêves et la laissent sur la grève, sans songer à ses pensées épiées.

Mal dormi, elle te dit, mal dormi. Devant son verre à moitié plein, encore quelques gouttes, elle se cache sous cette maudite voûte, s'envoler loin, elle le rêve en secret, mais son coeur s'alourdit, au fur et à mesure que son alcool se vide, elle en perd le midi et sent une vie aride. Elle se dore de coups, des bleus sur sa peau, une âme coulée que l'on amadoue, des bleus sur sa peau.

Mal dormi, elle te dit, mal dormi.
Une odeur de déçu, chez cette femme perdue, autrefois éperdue, d'un homme déchu ;
mal dormi, elle te dit, mal dormi ; elle boit à une santé qui n'est plus. Puis elle disparaît à la tombée de la nuit pour aller se terrer, chez les égarés, et pleurer....oui pleurer..et peut être, un jour, elle s'envolera enfin, peut-être un jour, elle ne dira plus, peut-être un jour, on ne la verra plus, si cen 'est là-haut, peut êtr eun jour, juste une ombre, moins sombre...

non, peut-être, elle ne dira plus...
à demain, un autre matin où elle criera...
Mal dormi....mal dormi...