Quelques mots dans une cage...

Je ne sais comment l'écrire,
c'est comme un peu dépérir,
oui, parfois, je dois l'avouer,
alors je me souviens,
je pars dans le passé...
et là, tout me revient...

Une musique,
un brin ésotérique,
un piano,
du blanc, du noir,
qui se balade à flot,
quand vient le soir...

Ton sourire,
qui allait de paire avec ce rire,
quand maladroite,
je trébuchais sur notre boîte,
celle de nos secrets,
tu le sais ?
Des mots conquérants,
qui parfument les souvenirs,
des images discourant,
sur la vie à venir,
une écume qui tait nos mains,
et vient lécher notre lendemain,
une chaleur d'été en regret,
oui, les violons à l'emportée,
sont devenus témoins nés,
d'un amour qui ne sera plus,
les visages à présent inconnus,
des traces muettes et chargées,
quelques mots échangés,
au creux de nos esprits blessés...

voilà que je me laisse emporter,
par des notes, trompeuses,
si douces,
si joueuses,
se glissant sous la lune rousse....

Quelques chose se prépare,
quelques lettres qui se parent,
je les découvre encore en coulisse,
le feu en moi s'immisce,
mais je ne peux tourner le dos,
quand tombent ces eaux...
Alors oui, je tente, j'ouvre mes veines,
pour te murmurer je t'aime,
sous un orgue déchaîné,
j'en perds mes résolutions de pacotille,
et mes rêves de petite fille...
sur un sein apeuré,
je me sens comme libéré,
un animal déchiré,
dans une cage usée,
si peu souvent écouté...