Un conte à ma façon : Cendrillon

J'ai soif,
soif de mots,
soif d'envie,
le ciel s'enlaidit,
quand la plume est aigrie,
oui,
soif d'envie,
soif de mots.

Le feu jaillit,
et je jouis,
de tout ce bordel,
si réel,
la chaire et le sang, qui s’entremêlent.
tout se joue,
sur le fil du rasoir,
tout reste à voir,
un violon en joue,
aux descentes chromatiques,
se la veut poétique...

la guerre annoncée,
je ne veux plus m'effacer,
tu te prends pour un chevalier,
mais ta cavale ne durera,
ta princesse enfermée,
oh oui, tu la chériras.
tu te dois de la délivrer,
mais quelle livrée !

tu crains, tu palis,
elle en rit,
quand à sa vue,
elle n'est plus,
une princesse déchue,
cendrillon sans chaussures,
le verre à l'usure,
a fondu sur le pavé,
tout comme ta vie rêvée.
Oui, elle s'est vengée, bien trop longtemps, elle s'est rongée, en t'attendant, oh ! beau prince charmant !

Oui, elle t'a détrônée, car de sa beauté, rien ne le méritait, tu as traîné, elle s'est enfouie, sans carrosse de citrouille, sans fée, elle se débarbouille, de ce maquillage sans foi,
 sans loi elle court, court vers le lointain, un autre horizon, libre de ses mains, sans ses soeurs gargouilles.
Oui, tu l'as manqué,
mais elle était lasse de s'égarer, tous ces anges et démons, qui parlaient à sa place, oui, ça l'agace, sur le cheval, elle préférait monter, et le guider sous un nouveau ciel, non, il n'avait pas d'ailes, ce sont des histoires de bagatelles, de celles qu'on raconte aux enfants, pour s'endormir, oh oui, pour s'en débarrasser plutôt, les bercer, mais où ? où ?...pour les endormir à tout jamais....comme une certaine princesse...oui, on en oublie le plus cruel, moi je préfère rêver comme elle, libre avec mes propres histoires, la prochaine sera peut être hors du miroir....qui sait ?