La vie improvisée de M.Sheperd

Pourquoi l'enfant
retient-il avec tant de force,
le pauvre cerf-volant,
qui ne demande que le divorce ? 

Pourquoi s'allonger sur le dos,
et regarder la forme des nuages,
imaginer des jeux et personnages,
puis rentrer sans un mot ? 

Pourquoi l'araignée,
auw délicates mains de soie,
s'enferme dans une toile,
qu'elle tend comme un filet ? 

Pourquoi dans ma tête,
il y a toujours cette musique,
que l'on veut que je maltraite,
qui ne se tait qu'en 

Pourquoi profiter de la faiblesse,
d'une enfant en détresse,
qui prie pour une autre vie,
avec son coeur et sans cri ?...

Il y a des années,
que je suis bloquée sur ce lit,
alors j'écris, je prie, j'écris, 
des histoires, des sacrifiés,
je les entends, oh manants, ils murmurent,
dans les recoins de mes tours,
on me craint, sombre douceur, je suis un mur,
que ma vie ne tient qu'à de sombres recours,
celui de la plume et d'une encre délavée,
d'un visage et d'un esprit mal léchés,
on parle de spleen de l'écrivain,
mais pensent t-ils, être devin ? 
Ma vie tient dans mes mots,
ma vie n'est que mot...

Il préférait décevoir mais prévoir,
ne pas laisser choir ce qui devait être,
il n'hésitait pas à envoyer paître,
on l'entendait virer de bord et boire,
la réalité et ses affres,
sur sa face, que de nombreuses balafres ! 
on avait tué à l'intérieur cet enfant,
qui riait, souriait et même pleurait,
puis sur son chemin faisant, le temps,
le temps, le temps, toujours aussi grand et malin,
avait fait de lui un homme reclus,
une âme de plus, cher manitou, une âme perdue !
il ne prendrait plus le prochain train...

Mon père n'a pas vécu,
il était muet et inconnu,
si ce n'est dans ses livres,
de sa page, il en était ivre,
il planifiait, codait,
il hésitait, revenait,
mais jamais n'improvisait,,
ses secrets, personne ne les connaissait,
si, sans doute tous ces personnages,
présents dans ses nombreux nuages....