Propos d'une âme : chapitre 1

Chanson à l'inconnu....

Vent qui court,
je t'aurai,
ta voix comme une chasse à cour,
je te verrai.

Mélodie d'autre temps,
époque du mal aimé,
au regard alarmant,
la pierre s'est scindée.

Je t'aime de moins en moins,
pour tout ce que tu as fait,
une fée disparue, pâle de teint,
pour tout ce que tu as tué.

Eau qui s'amasse,
elle se balade, parfois lasse,
des familles en flamme,
un radeau et partir à la rame.

Sentir cette douleur qui s'ancre,
la chasser par l'encre,
y revenir quand tombe la nuit,
mais protéger en soi ce qui luit.

Je t'aime de moins en moins,
pour ce que tu n'as pas fait,
un sourire étouffé,
des souvenirs partis loin.

Conquête d'un espace,
les ambitions jouent d'adresse,
maladroite angoisse,
les murs murmurent et blessent.

Un piano engourdi,
enseveli sous un lit de poussière,
sur scène une jeune lumière,
en rayon qui parsème et suit.

Je t'aime de moins en moins,
pour ce que tu as fait,
je t'aime de moins en moins,
pour celui que tu n'as pas été...