Un vieux film...

Le temps se la coule douce,
quand le printemps arrive, mon coeur glousse,
j'ai vu défiler les photographies,
qui semblent sans âge,
on en a rongé les marges,
les bêtises d'une époque finie,
paradait alors des sourires,
des envieux,
des heureux,
rien qui ne vire...

Parfois la vie blesse,
tout ce qu'on a délaissé,
alor son marche le long des trottoirs,
avec bien ancré, encore un espoir,
de récolter les graines du passé,
tout vite oublié.

des images,
on n'avait pas le même âge,
pas de ride,
un rien nous déride,
on courait à chaque instant,
l'âme légère, le flair insouciant,
la vie va, les bras ballants,
quelques moments volés,
qui ne seront jamais récupérés,
ils restent des exubérants...

J'ai vu dans le coin de ton iris,
quelques larmes, mon poil se hérisse,
une autre époque,
qui ne donnait pas de cloques,
les fleurs chantaient,
la neige fondait,
le soleil flânait,
les nuages jouaient.

Oui, le monde tourne, la chance aussi,
j'ai peur de faire des heures mon plus grand ennemi.
Il est dur de danser à nouveau ces souvenirs,
le chemin semblait chose plus aisée,
des chaussures de ski sans ire,
des pistes auxquelles on s'abandonnait,
des nuitées sans balafres,
des jours sans affres.

On gardera cela à l'intérieur, comme un vieux film,
n'est ce pas, Papa ?