Le fantôme de l'opéra

Ouhouh....

il se glissait,
entre les fauteuils et les canapés,
il possédait ce lieu,
au déplaisir du pouilleux,
dit-on...
comme chacune des femmes,
le vague à l'âme,
qui le pénétraient,
entend-on...
celles,
prises de leurs fraîches ailes,
qui s'osaient dans son antre,
la peur et le désir au ventre...
nageant dans un long désespoir,
elles souhaitaient y croire,
comme les enfants et leurs tétés,
n'est plus la maman qu'elle était.

Ce soir, j'irai à l'opéra,
quand passe le trépas...

Il les berçait,
de ses murmures
traversant les murs.
Il apparaissait masqué,
son visage caché,
il séduisait,
comme Ulysse et ses sirènes,
elles lui lâchaient les rênes...

je m'abandonne,
ma tête résonne,
je me déleste,
tu m'endors,
tu m'ignores,
je deviens céleste,
j'ai envie,
baignade en ton paradis,
j'ai peur,
de ton ailleurs,
je te veux
je crains l'ennui,
je caresse tes ardeurs,
dehors, la folle nuit,
pleines de gageures...
j’abhorre la détresse,
l'amour en messe,
tu est là,
je te sens,
tu marches en mes pas,
tu laisses filer le temps...

Madame, Madame....réveillez vous ! 

Je l'ai vu,
cet tenté inconnu !
hanté, hanté, hanté !
une nuit arrosée,
les cheveux mouillées,
ma bouche humide,
plus de notes cupides,
nue, nue, nue,
s'il me voyait,
je délire,
elle délire,
je veux y retourner,
empêchez-la ! 
Lâchez-moi !
cet homme noir,
ce fantôme miroir,
faire l'amour,
celui qui te rend sourd...
une odeur ivoire,
un opéra au manoir,
un être à la voix séraphique,
il faut fermer ce lieu
poétique,
trop fantasmagorique,
il prend ma main,
sur le fauteuil 13,
je suis si à l'aise,
viens, viens...
Emmenez-la dans sa cellule....