Le temps

je n'ai pas le temps,
prends le temps,
va t-en !
Ressens !
trop lent !
Agaçant !

des ordres,
désordre,
dans mon esprit,
à l'infini,
je bous
trop de taboo,
je me fatigue,
on prononce l'intrigue.

Le temps alors s'arrête, on le coupe net, les phrases sont longues, j'entends au loin cette berceuse,
qui jusqu'à là jouait la paresseuse, un soleil oblongue, plutôt inhabituel, car certes, tout ceci n'est pas bien réel.

je m'en moque, je ne veux pas devenir cette loque, que tu m'as imposer derrière cette porte, pendant des années, peu importe. j'ai trouvé, il me semble, la clé, mais ce temps suspendu, viendra
apaiser l'inconnu, dire adieu, à des sentiments révolus, un coeur décousu, des myrtilles au gout de sang, le regard mort des passants, je me lasse, je me tracasse, je repars, dans le labyrinthe, au miroir d'une Corinthe, bien éreintée, arrêtez !

je n'ai plus le temps,
trop en avant !
j'entends,
je sens,
courir le vent,
courir le temps,
encore lui luisant,
toujours lui parcourant,
les traces des souvenirs,
la vie des souvenirs....

Le temps alors s'arrête, et je pars en quête, les heures, où sont-elles ? je les vois, léger labeur, partirent de leurs ailes ! tout autour, elles se jouent de ma nuque, murmure à rebours, lèchent mon suc, mon impatience et ma défiance, mes envies et mes désirs, une vie et un sourire.....étrange, étrange, ce temps d'arc-ange. Il m'a dit : partons, j'ai dit :......rien....je l'ai suivi, suivi, suivi...Cessez !

Je ne veux pas voir le temps,
va t-en !
tambour battant,
piano lancinant,
drôle de marchand,
modernité cassante,
nu embarrassant,
mélodie souriante,
nu, nu, nu embarrassant...

Le temps s'arrête, j'écris, j'écris, ce qui passe par la tête, quand le temps, le temps, me laisse en repos, moi et mes maux, mes maux et moi. je répète, disons, réitère, disons, je répète, et le monde se lasse, s'embarrasse, des corps, décor, nus, dans la rue ? non, une chambre d'hôtel, cela, c'est un bon temps suspendu....