Manque

je ne manque de rien,
tu manques de tout,
je te sens,
tu me prends,
je t'entends,
je te comprends...
tu ne manques plus de rien,
je manque parfois de tout.

Un mot,
un chemin,
tu es là, dans le fond,
je tends les mains,
le soleil aveuglant est vain,
mais le secret si profond...
On se tait,
on bégaie,
on évite,
on traîne des larmes,
on prend les armes,
on lévite,
sur terre,
sur mer,
chavirer,
pour toi et lui,
pour moi, j'en suis.
Naviguer...


Le vent s'est écarté ce matin,
Que le temps peut être craint !
j'avoue parfois ressentir la peur,
la nature, jeune demi-soeur,
on cherche les miettes,
souvent toute une vie,
un regard,
on effleure,
un léger écart,
on efface l'erreur,
je te tiens,
tu parles de manque,
s'enfoncer dans la Salanque,
celle à l'esprit ronsardien.

ainsi quelques lettres,
je ne sais si tu l'auras,
D'ici sombrent tes pas,
un avion d'enfant par la fenêtre,
pour te glisser,
peut-être te bercer,
ton oreille latine,
une bonne nuit,
bébé, on sonne les matines,
belle et douce mélodie...

Ta bien-aimée...