Nos étranges rires...

On construit des barricades,
celles qui s'envolent au mistral gagnant,
à ce jeu, nous sommes souvent les perdants ; 
Ceci dit, aux meurs de Sade,
il est difficile de se soustraire...
alors pourquoi ? pourquoi se taire ? 

j'entends tes grognements,
une taverne où il fait bon vivre,
tu te glisses furtivement,
je sens encore nos étranges rires,
si libérés,
si légers,
toujours aux aguets,
je ne désirais plus m'enfuir,
vibrer cette chaleur,
des ondes de candeur,
toujours ailées,
je ne désirais plus me nuire.

un grain de sable,
joue avec les écumes,
ces souvenirs que l'on hume,
donnent à la vie un goût bien aimable.

Nos corps bien loin d'être passables,
dessinent des décors révés,
du théâtre si emporté,
un grain de sable...

Les joncs se dorent au soleil,
car ils se font poètes,
on les teint souvent de vermeil,
car ils sont épithètes.

On parle de ce qu'il y a autour,
car on garde secret,
ce qui se cache dans nos fours,
des corps rêvés....