A l'envers, à l'endroit...

Lettre d'une jeune femme à la vie...

ne lui en voulez pas,
elle n'a pas eu le choix....

c'est ainsi que va ma tête,
je n'ai pas le cœur à la fête,
oui, je sais, je m'entête,
mais tout tourne si vite,
parfois j'ai peur, je lévite,
seulement c'est quoi, ma quête....?

ce soir, je me sens à l'envers,
loin de tous mes chers,
on parle de l'endroit,
comme du papier de soie,
comme de cette maison qui s'éloigne,
elle est au bout du chemin,
mais plus personne n'en témoigne,
en toi, plus rien, rien.

ce soir, je me sens à l'envers,
j'ai mal, je vomis cette rage,
qui me fait perdre mon âge,
je lui en veux, je lui en veux,
il m'a traversée de par en par,
encore il se fait tard,
dehors plus de lumière,
il n'y a que du noir,
et je finis dans la terre,
la boue,
les rats,
ces rapias,
qui te font faire la moue,
à l'envers, à l'endroit,
je ne sais plus vraiment ce qui doit être droit,
est ce qu'on a le choix ?
est-ce qu'on a le choix ?
on dit cela du bonheur.
c'est ce qui me fait peur.

J'aimerais faire l'amour,
à ce qui dure toujours,
ce bonheur si éphémère,
qui joue le fier,
il défie,
il manie,
il se dérobe,
il m'enrobe,
oui, parfois,
oui, des fois...

ce soir, je ne vois plus bien clair,
et on peut dire que je me sens à l'envers.
je sais, je ne fais que répéter,
mais j'ai perdu, je crois que j'ai perdu,
je crois que je ne l'aurais jamais su.
il est temps de tout cesser,
je ne peux arrêter le ciel,
et son jeu incessant de la marelle,
mais juste respirer, juste respirer,
car la vie en l'air,
tout fout le camp,
ma vie à l'envers,
et je n'ai plus envie de fleurter avec le temps.
 plus envie...

à l'envers, à l'endroit,
quelques noir désirs,
qui effacent mon sourire,
ce soir je prends une douche,
je lave les larmes,
je prends mon arme,
et je me couche.

bonne et douce nuit,
peut-être qu'elle remettra tout à l'endroit....