Il y a quelque chose qui me titille...

Comme une brindille,
un truc de passage,
quand on est pas très sage,
quelque chose, un je ne sais quoi qui se distille,
et je suis pris d'effroi,
et j'en perds mon visage,
qui prend courtois,
une allure de rivage,
celui que l'on regarde,
parfois par mégarde,
souvent de mélancolie
souvent de folie.

on se croit à l'abri,
là sur cette plage nue,
on se croit libre d'esprit,
quand les remous remuent,
ce qui vous titille de l'intérieur,
ce qui se glisse à tout heure,
dans le creux de vos pensées,
vous vous mettez à voguer,
à force de regarder se déchaîner,
une mer, que dis-je, un océan,
je me retrouve alors tentée,
d'aller rejoindre au vent,
cette écume de papier,
qui demande juste un peu d'encre,
pour, je le crois, alléger,
petite, on m'appelait la cancre,
pour, je le crois, alléger,
la douce peine,
qui reste à la traîne,
que personne ne veut porter,
et qui fait ce petit quelque chose,
qui jamais ne se pose,
quand vous sentez l'esprit à cours,
de vie, d'envie,
comme une âme brisée,
une mélodie non terminée,
un je ne sais quoi,
qui vous laisse froid,
alors que l'intérieur bout,
qui bien fort martèle,
et se la joue pèle mêle,
en martyrisant,
ce qu'il me reste de fierté,
la cancre,
celle dont on prend l'encre,
je ne sais plus écrire,
on m'a pas appris à sourire,
je déraille à nouveau,
car il y a ça, ça , bien loin, qui me fait mal,
comme un chose mauvaise, sale
j'aime cette image de moi et un sceau,
encore à la plage,
souriante,
défiante,
mais ....mais je souriais ?
je savais ?
alors je savais ?
pourquoi y'a toujours ce truc qui me titille ?
les docteurs n'ont jamais su,
ils ont trop bu,
ils me font boire,
pour oublier mes déboires,
des potions,
des larrons,
des leurres,
à toute heure,
mais ce truc au fond, qui me titille, il est toujours là, non, il ne part pas.
je devrais peut être en faire quelque chose,
il aimerait exploser,
il n'aime pas prendre la pause,
il aimerait s'exprimer...
et si je le laissais,
qu'est ce qui se passerait ?