L'Amant

Une nuit,
une mélodie,
j'étais affamée,
plus rien ne me berçait,
ton souffle avait disparu,
le lit était froid,
j'attendais l'inconnu,
j'étais glacée par l'effroi,
les larmes me transperçaient,
je n'arrivais plus à les arrêter,
mes joues ne rougissaient plus,
si seulement, si seulement j'avais su...

rien, rien, j'ai si mal,
pourquoi tout dérape aussi vite,
est-ce réservé à une élite ?
un mot peut être fatal,
tu n'es plus là,
et petit à petit disparaissent tes pas,
on était si heureux,
l'un dans l'autre,
ce souvenir m'émeut,
l'un dans l'autre,
comme un seul et même être,
la pluie tombe fort contre ma fenêtre,
le sol n'est pas mouillé,
et si je m'enterrais ?
du sens, du sens !!!
j'ai besoin de donner du sens
à cette vie si difficile,
et, hélas, si si habile....
Les rayons de soleil déclinent,
des crayons vermeils dessinent,
sur la façade de ma maison,
des bouquets d'or,
volés au ciel,
et la vie se scelle.

j'accepte mon sort,
car tu as fui.
je sais j'ai eu tort,
de croire comme une furie,
à cette chanson que nous écrivions de pair,
j'avais besoin de cet air,
néanmoins la nuit est bénie à présent,
la nuit me veut,
l'a nuit m'aura,
comme cette  mort au rat,
je finirais où dieu veut,
ma mémoire détruite,
mon piano pourri,
mes livres jaunis,
et ce coeur qui débite,
des absurdités, des voluptés,
un manque, une envie,
un amour envolé,
des plaisirs vernis....

Adieu, cher Amant....