L'homme au regard d'écrivain

La petite mort est au bout,
la petite mort est au bout,
l'écrivain à nouveau aime à se la raconter,
l'homme à la fenêtre de pan,
se moque du sol pesant....
être farouche,
oeil qui louche,
il pense avoir une touche,
quand le coeur fond,
il sent sa bouche,
il sent ce qui se meut profond...

il voulait lui dire,
il voulait lui dire,
d'abord par les pensées,
Dame Bovary, tu ne peux être,
un destin tragique qui t'arrête,
tu ne respireras plus,
de source d'inspiration, je n'aurai plus ?
Égoïste, impudique,
lyrique, mais si cynique...
il n'osait lui sourire,
il n'osait lui sourire,
elle était fine, élégante,
un visage indistinct,
une femme banale qui détestait la banalité de sa vie,
en fond, un sujet peu banal,
un sujet peu banal....

L'écrivain derrière sa porte,
prend sa plume et son carnet intime,
il cherche par tous moyens les rimes,
il les trouve seulement dans ses yeux,
il la veut, oui, il la désire, de son propre aveu,
celui qu'il tait...derrière sa porte.

La petite mort est au bout,
la petite mort est au bout,
j'entends sa voix,
je vois sa saveur,
lui aussi a peur
il se prend pour un roi,
une maison de campagne,
le petit jeune, il est beau,
il romprait bien cette monotonie si sage...

L'écrivain l'observe,
il n'en perd pas sa verve,
l'écrivain voit qu'elle s'ennuie,
les yeux dans le vague,
quand tombe la pluie,
elle veut l'amour comme dans ses livres,
elle veut la vie comme dans ses livres,
elle veut les mélodies qui bercent ses lectures,
elle veut la simplicité qui se déversent dans ses lectures....
Mais l'écrivain sait,
il connaît la vérité....
L'écrivain sait,
où elle finira,
il la prévient de surcroit,
mais elle ne désire pas être ainsi traitée...

Un homme,
une femme,
un ennui,
une bovary,
la petite mort est au bout,
la petite mort est au bout,
du chemin....
si elle en a un...