Clap de fin

Un gout de déjà vu,
un plus rien qui n'est plus aperçu,
j'entends ton odeur,
futile,
débile,
et cette peur
qui me rend lasse,
quand la nuit trépasse,
je joue des mes pauvres doigts,
parfois habiles,
mais si fragiles.

Chère vie,
c'est à toi que je m'adresse,
avec beaucoup de maladresse,
je m'y reprends à deux fois,
car je n'ai pas de gant de soie.

je te hais,
quand je te vois si gaie,
je fuis,
tu me rattrapes,
douce ennemie,
sur un banc
comme un coup de vent,
si douloureux,
qui emporte le plus beau des heureux,
on se débat,
on confie ses péchés,
on se bat,
et tombe sur une terre asséchée,
toi et ton amie la faux,
vous aimez tant les mots,
vous en jouez
et bradez,
ce qu'il y a plus beau,
de rare,
sur le départ,
de chaud....

La vie rêvée des anges,
un titre de livre,
que jamais jamais on ne délivre,
les pages ennivre,
mais l'histoire est ivre,
et tout se mélange.
La vie rêvée des anges,
un départ de film,
qui parfois s'anime,,
on est dans le brouillard,
on rit, il est tard,
en haut d'une cime,
les barreaux je les lime,
mais tout partira en fumée,
une fois la pélicule terminée...

injustice et sale politique,
c'est cela ton éthique ?

tu mens tu mens tu mens ! 

mais à présent, tu m'entends ! 
je reprends mon chemin et ma grève,
je reprends ce long train,
et je ne fais plus de trêve,
tu m'entends, tu m'entends ? 
plus jamais tu me reverras,
plus jamais je ne te pleurerai,
plus jamais tu ne m'auras
plus jamais je ne te reverrai...