Le petit chaperon...

rouge, vert, jaune,
tant de version,
mais le loup,
elle l'a vu,
et l'aime avec passion,
il est en elle,
et feint la déraison...

Le petit chaperon,
s'en allait un matin,
elle ne craignait rien,
car le loup dormait profond.
Pourtant ses rêves prirent forme,
et ce méchant sous un coup de rhum,
lui sauta au cou,
à pas de loup.

Ivre la jeune enfant,
perdit son âme,
elle ne voulait plus trouver sa maison,
elle tournait bien trop en rond,
elle prit le chemin le plus long,
alors que sa grand mère,
étouffa d'air
dans l'estomac,
du scélérat.

Le petit chaperon,
tomba alors sa cape,
dans sa tête elle dérape
une fois devant ces murs,
de la couleur que l'on murmure,
le petit chaperon
se libéra.
peu importait ce repas,
qu'elle devait sans choix apporter,
à une grand mère ainsi dénommée !

le loup de rage l'a suivi,
et se retrouva devant un visage indécis,
elle ne craignait
ni ses dents,
ni sa gueule,
ni ses oreilles,
non, elle ne craignait.
Elle s'approcha de lui,
ôta ce masque si animal,
faits de taches et de poils,
pour découvrir derrière ce féroce,
la plus fine des écorces.
elle,
elle,
ce loup, c'était elle,
le petit chaperon enfermé,
esclave d'une histoire,
d'une mère,
d'un gloire,
si éphémère.
Puis elle lui jeta :

Comme vous avez de grandes dents ?
c'est pour mieux attraper le temps

comme vous avez de grandes oreilles ?
c'est pour mieux entendre le vent.

comme vous avez de grands bras ?
c'est pour mieux enlacer le ciel.

comme vous avez de grands yeux ?
c'est pour mieux manger l'irréel.

Comme vous avez de grandes jambes ?
c'est pour mieux s'échapper...

et c'est ce qu'elle fit.
aujourd'hui, la page est blanche,
des mots sans avalanche,
la cape ici gît.