Un couteau

Il a l'allure,
aiguisé,
freiné,
petite nature !

un filet de sang,
coule sur son corps,
attristé et retors,
jamais dans le temps.

tu fais mal !
tu t'y prends mal !
tout est fatal !
tu es banal !

toujours la même rengaine,
qui là-haut traîne.

Il a l'allure,
d'un méchant,
comme dirait un enfant !
je fais une rature.
je recommence,
on s'y prend comment ?
bien sûr, personne n'entend.

Dans la grotte,
quelle sotte,
des bruits de chauve-souris,
on rit,
on se moque ?
une voix rauque ?
Papa ?
trop tard,
les derniers fêtards...
il fait noir,
pourquoi on ne dit jamais rouge.
dans les ombres, cela bouge...

Il  a l'allure,
de celui qui est sûr,
qui enfonce au plus profond,
les blessures et l'eau,
qui coule en long,
sur les joues et joyaux,
des présents à l'appel,
contre ceux sans ailes.

Il a l'allure,
de celui qui blesse,
celui qui délaisse,
celui au franc parler,
qui s'aventure,
dans les devantures,
d'un sourire masqué.

il a l'allure
de celui qui joue,
dernière mise, mise tout !
celui qui jouit,
du plaisir, des envies,
de celui qui subit,
toi contre moi,
son jeu favori,
il en est le roi,
je reste de bois,

je le saisis,
et la première en finit.

the end.

les enfants pleurent.