Des toiles

par une nuit...
par une nuit...
lune qui luit,
âmes qui fuient,
des rires,
délires,
vie....vie...vis et viens....

Et si le musée prenait vie,
l'histoire parlerait,
les enfants rougiraient,
une sorcière s'initie,
à l'art de la magie,
douce peine de coeur,
elle se venge avec saveur.

Voilà la Mona,
qui déroge ses pas,
un monde de faibles,
où l'on craint le vol de l'aigle,
dans lequel elle arrive,
elle sent de loin la dérive,
si discrète par ailleurs,
ici, règne la peur,
elle désire retrouver son toit,
peu intéressée par le rôle de la proie.
Pourtant si regardé,
elle n'est pas honte,
et ne demande aucun acompte
par son peintre protégé,
des secrets jamais dévoilés.

Quant à ces demoiselles,
qui se plaisent aux rebelles,
déformées par un génie,
aux allures circassiennes,
elles traînent leur peine,
sans jouer l'égérie,
prêtresse d'un sud
si aimé par le maître,
un avignon peu prude,
jamais elles ne seront des traîtres.

Monet distille de son stylet,
des nénuphars à l'emportée,
qui coulent dans la galerie,
et rendent fous les passants.
de toute beauté,
dessin bleuté,
passe, passe le temps.
des touches d'harmonies,
qui perturbent la mélodie,
je vois des notes,
des noires, des croches,
qui s'accrochent en choeur,
mais sans rancoeur,
à l'oeil curieux,
à l'oeil envieux.

dans une salle,
assombrie par les peines,
les toiles sont reines,
elles me parlent,
elles me narguent,
un coup de pinceau,
et me voilà das l'étau,
je touche,
ça sonne,
je cours,
l'alarme résonne.
que de frissons !
pour si peu de raison.

et...

-Nathan ? nathan ! Réveille-toi ! comment était la visite au musée ? 
-très bien, papa, très bien....