Vitrine

Il y a des lumières,
qui se dandinent,
seulement par la nuit,

Il y a ces bouts de terre,
qui illuminent,
seulement par l'heure de minuit.

Il y a devant ma fenêtre,
ce qui nous fait naître,
une grand-mère et ses cachets,
deux amants éméchés,
une mère donnant le sein,
un enfant attendant son câlin,
le médecin épuisé de sa journée,
le peintre frustré,
la jeune femme éplorée,
l'homme célibataire,
et le chat qui demande à la porte.
des heures loin d'être mortes,
pas un chaos derrière.

Non certainement pas...
Des appartements à mille pas,
seulement des papiers de vies
qui deviennent poètes
quand la lune rit.
plus rien ne s'arrête.

Bien au contraire,
oubliez vos arrières,
tout commence,
les mots et maux se lancent,
les chairs s'élancent,
disparu, ce goût de rance.

Je m'assois,
dans le noir,
je perçois,
tout l'espoir.
devant moi, un écran de visages,
de rage, de l'âge, de passage.
du sexe, du désir,
on se détourne, plaisir.
de la sueur, de la peur,
on se détourne, erreur.
j'écris, je peins,
cela ne s'arrête plus,
sur des parterres écrus,
les choses naissent,
la dérive arrive,
la dérive se tresse,
les choses en détresse.
seul, à deux,
enfant, vide,
des rides,
des frissons,
seul, à deux,
enfant, vide.
intrépide,
exhibitionniste,
élitiste,
des frissons..
à foison,
je jubile,
oh, vil, vil,
devant le risque,
cachée derrière un rideau,
je les vois dans leur bateau,
naviguer,
aux aguets,
on essaie,
on remet,
....
un film qui rime,
un monde qui s'anime...
on s'endort,
je retourne à mon port,
demain....j'y serai....