où ?

Où aller,
quand se bouche l'allée,
quand la lune
jolie dune,
cache le soleil,
et que le ciel
se tourne vermeil,
et perd ses ailes.

Où se perdre,
quand il faut s'étendre,
que la vie s'arrête,
là où se profile la dernière arrête.
horizon,
qui tourne en coin,
vient de loin,
mais cherche sa raison.

Où marcher,
quand les trottoirs,
sont si plein de ces miroirs,
du passé,
des souvenirs enlacés,
on y va à cloche pied,
on trébuche,
se rattrape sur les buches,
qui cogne de front,
et baise les ports,
sans un son,
qui ne sort.

où jouer,
quand les cours sont pleines,
quand se recouvre la plaine,
quand le chat se plaint,
que la tourterelle pleure,
celle de picasso en lin,
celui de matisse en vain.
des noms qui se mélangent,
dans ma tête mal faite,
de travers elle se range,
la vie dérange,
le chemin ne s'arrange,
un nain d'espoir,
qui aime trahir le miroir,
quand vient le soir,
le reste est dérisoire,

où écrire,
quand les pages s'envolent,
conte de fée sans sourire,
oublie son rôle,
délire si doux,
paranoia de l'instinct,
des couleurs au coeur roux,
se dessinent en grains,
face à mon visage,
si pale,
si sale,
si mal,
l'âge ?

où aller,
quand on trace des ronds
avec un pinceau mal taillé,
lui aussi dérangé,
sortant de ses gonds,
quand la ligne
peu maligne,
se faufile au-delà
des limites de son pas,
celui qui hésite,
celui qui irrite,
celui qui blesse,
celui qui délaisse.

mais le mien,
le mien de pas,
 où est-il ?