Voile dévoilée

un voile,
pour un visage,
encore pâle,
de la brume mage,
qui est tombée,
hier à l'orée,
d'un bois peu fiable.
peu de charmants,
et peu de princes,
la belle tire son épingle,
mais le fond est peu dormant.
méchante reine,
qui prend d'assaut,
le coeur qui s'égrène,
au fil d'une temps au lasso.

Une voile,
pour une histoire,
peu commune,
qui endort le loir,
quand la nuit immune,
vient à poindre,
on cherche à oindre,
les loups qui rôdent,
on cherche la fraude,
mais rien n'y fait,
tu navigues sur un conte,
ce que certains appellent de fée.
l'enfant n'a pas de honte,
à croire sans forfait,
le coeur défait,
libre de méfaits,
ses yeux scintillent,
le tour est joué,
ses cils en chenille,
partent enjoués.

Un voile,
sur le passé,
elle était,
à présent enfermée,
dans un creux,
une boite de bois,
marbre empâté,
elle sent le renfermé,
pour l'éternité.
demain sera nouveau,
pas pour elle,
elle obtiendra ses nouvelles ailes,
et moi, je n'aurai plus que mes mots.

Un voile,
sur un lit moite,
à l'allure délicate,
qui dévoile l'amant nu,
aux désirs corrompus.
la femme se glisse entre ses reins,
rien ne freine son instinct,
elle se rapproche,
peu farouche,
l'amour se conjugue souvent,
à l'approche du printemps.
mante religieuse,
à la mantille fragile,
folie peu pieuse,
les voilà bien habiles.

un voile,
une voile,
mettre les voiles,
partir sans dévoiler,
ce qui ne peut s'arrêter,
j'ai faim,
je prends le train,
je brise le voile,
mords la voile,
prends l'envol,
meilleure école....