Frozen

Pays gelé,
pays glacé,
chacun dans son coin,
hypocrite,
mais peu malin,
une élite,
qui joue des coudes,
l'enfant boude,
on l'oublie,
plan meurtri,
fin stratège,
pagaille
l'adulte raille,
demain il neige.

Pays gelé,
pays glacé,
je ne reconnais plus,
cette terre bien nue,
l'enfant se rue,
mais puits noir,
tombe dans un miroir,
et brise ce qu'il fut
ou ce qu'il sut.
on pense à la balade,
du dimanche près de la rade,
enfance déchue,
rêve déçu,
un, un grand,
qu'il défend,
bec et mains,
pas d'ongles,
trop de mauvais angles,
vase d'écrin,
qui se brise un rein,
chaque matin,
quand les visages se lèvent,
et balayent d'un coup de glaive,
les efforts d'une veille,
qui a rendu leur âme vieille.

Pays glacé, pays gelé,
lettre nocturne qui se ment,
on passe à travers ce chemin dément,
on se cogne aux rochers de glaces,
qui font notre race,
on en oublie la trace,
de celle que l'on veut,
de celle que l'on souhaite,
même sur l'arrête,
face à nos yeux,
cette vie,
qui nous détruit
et nous unit.