Nomade



Jeux de passage
notes égarées,
piège effacé,
je ne sais,
si c'est au gré,
d'un vent
ou d'un temps.

un léger message,
plume envoyée,
ce matin délaissée,
je reprends mon chemin,
il est dans un train,
qui n'est plus le mien,
j'ai la foi,
non, je ne crois pas,
des questions sans réponses,
le temps me fait honte,
on s'est jeté dans les ronces,
et s'est alors terminé le conte.

jeux de rage,
qui restent peu sages,
quand je me lève,
plus de rêves,
éteint, envolé,
satin manqué,
je glisse sur les mots,
comme un pauvre sot,
je n'ai plus qu'une chose à faire,
me taire, me taire à terre,

et reprendre ce chemin,
telle une nomade,
rester en rade,
j'étreins,
ce que nous étions,
des diamants dans le ciel,
cela semblait peu réel.
aller droit,
contre toutes ces parois,
qui se présente
et hante,
comme un faux choix,
affronter,
des routes, des déroutes,
et laisser de côté,
ce qui blesse,
comme une mince messe,
où chacun s'embrasse,
hypocrites qui brassent,
du faux semblant,
en pâture d'antan.

je suis la nomade, celle qui écrit du Sade, sur une musique de Bach, un prélude d'arnaque, pour endormir les fines narines, qui sous le soleil bruine.

je reprends donc ce trait pavé, seule mais rassurée, des rencontres fortuites, pas toujours gratuites, souvent dans un puits, naive d'eau vive, je dérive et de moi l'on fait fi. je préfère partir, pour retrouver le sourire.

Pourquoi être nomade ?
pour résoudre la charade,
que pose cette drôle de vie.