La Bohème

Elle est nomade,
et laisse la charade,
j'espère la rejoindre,
voir le jour poindre.

elle se meut,
dans le creux de mes yeux,
elle me tente
j'ose,
elle me hante,
je fais la pose.
faire des choix, délicats, sensuels, inhabituels,
Sa voix langoureuse, me laisse peu pieuse,
je m'abandonne à sa folie,
meurtrière,
passagère,
elle chante comme une sirène,
je sens son haleine,
se glisser dans mes veines,
je me sens comme une reine,
qui s'affaire et bouillonne,
dans un coin comme une lionne.

Une vie dans un train,
qui ne flanche jamais des reins,
elle s'anime
et ôte les rides,
elle mime,
le vide,
ne laisse de côté
que les plus malins,
ceux qui feignent,
et règnent,
sans céder,
au matin.

La bohème vient aux honnêtes et humbles,
ceux qui joue avec un brin,
de folie et de clarté,
ceux qui aiment aimer,
ceux qui aiment écouter,
pas seulement le vent qui fait tourner les étoiles,
mais le pinceau sur la toile.
un voile sur les yeux,
qui déclinent l'invitation,
quand vient la passion,
et se voit bienheureux.

La bohème vient avec une liberté,
petit pas discret,
non pas de la vie,
qui s'en rit,
mais du corps et de l'esprit,
qui cherche son chemin,
et avance de bon train,
vers ce qui luit,
en elle,
son aile.

La bohème n'est pas sous tutelle,
parfois peu réelle,
s'envole,
perd son rôle,
quand on crie bien fort,
souvent à tort.
elle se mérite,
pas pour une élite,
pour celui qui sait,
qui apprend à regarder,
à sentir,
à pâlir,
au gré de ses humeurs,
qui sait écouter,
son odeur,
éphémère et aéré,

la bohème a un prix,
celui d'être humain.