Tu m'as dit...

par une nuit d'hiver...



...que tu avais 7 vies,
comme un chat,
sacré pacha,
puis tu as fui,
certainement une nouvelle contrée,
à laquelle tu t'es affairé.

...que tu revenais,
mais la course fut longue,
et ne se termina jamais.
à la fenêtre, je dessinais,
le visage d'un père envolé,
je parlais à ma peluche,
qui m’accueillait dans sa ruche,
je me souviens,
sous le pin,
je pleure la nuit,
quand les monstres s'amène,
la lune luit,
et les chouettes sont reines.
mais tu n'es plus là,
je n'entends que tes faux pas.

...que tu m'aimais,
mais c'était un secret.
on ne pouvait nous voir,
si ce n'st à travers un miroir.
tu as menti,
ton statut d'amant,
fut des plus déments,
et tu es parti.
je croyais en tes mots,
et je me suis jetée à l'eau,
le réveil fut des plus difficiles,
car tu fus peu habile.

...que tout irait bien,
que les coups durs arrivent,
pas besoin de partir à la dérive,
mais ils ont fini par tout emporter,
il me restait, à côté,
un carton,
où j'ai fini par perdre la raison.

...que tu arrêterais,
mais la boisson t'a rattrapé,
tu as frappé,
mon corps morcelé,
tu as giflé,
mes rides enfoncées,
j'ai essayé d'échapper,
puis de t'aider,
j'ai dessiné,
notre possible maison,
quand tu retrouverai la raison,
mais rien ne fut suffisant,
et nous en avons perdu toutes nos dents.

...que le père noel passerait,
mais au sapin et à son pied,
il n'y avait que du gravier
mais une lettre bien tirée,
elle était de toi,
mon papa,
je t'ai vu la déposer,
dans la nuit en secret,
je savais
que le père noel existait,
de son nom de papa,
il était en toi,
et c'est le meilleur des cadeaux,
de cet hiver chaud...