Amants Aimants

Minuit,
la musique chante,
une femme au bar,
"il se fait tard"
un homme dans la fente,
d'un double scotch neat,
séduit ce vieux mythe.

Minuit un,
la musique s'éteint,
l'homme écrase sa cigarette,
devant lui une silhouette vide,
une chaise aride.
Il se souvient de ce jour,
comme si encore il court.

Minuit deux,
L'homme est heureux,
elle est revenue,
moment avancée brumeux,
la voilà l'inconnu.
le défi est relancé,
un coup dans le nez,
il l'effleure....

Minuit trois,
il se sent roi,
à la bonne heure,
dans la chambre,
son déshabillé tombé,
elle rayonne,
il bayonne...
la lumière, guerrière,
qui s'invite dans cette nuit....meurtrière.

Minuit quatre, cinq, six....L'heure se finit.
L'homme essuie....son front de suie,
celle de l'amour, sans doute,
il va pour l'embrasser, déroute
le drap est tiède,
mais aucune forme ne s'y cache,
se bat la fièvre,
mais aucune femme ne s'y attache.
Elle a disparu, tel un fantôme,
Tout chemin mène à Rome,
il a joué, elle s'est envolée.

L'enquête a révélé que de sa main,
il l'avait étranglée,
l'enquête a révélé sa folie passagère,
qui a su la faire taire.
L'enquête a révélé que cette homme,
a bien trop bu de Rhum.
L'enquête a révélé que l'individu,
au service bien inconnu,
ne pleurait que sa femme disparu,
un jeu d'amants aimants,
auxquels il aimaient, tels des enfants,
s'adonnaient à l'heure du démon,
l'heure d'une nuit où peu se définit par "mi".
Ils étaient tout ou rien, mais jamais bien....

L'enquête a révélé que ce bar est hanté
par un mythe bien sali,
d'un homme et d'une femme sans limites,
d'un homme et d'une femme,égérie d'un mythe,
celui d'Adam et Eve, controversé, joui....