Une parcelle...

C'est l'histoire d'une parcelle de temps,
qui prend les devants,
offrant aux voyageurs,
toute sa langueur.

quelques minutes de plus,
qui se présente comme un opus,
pour le mendiant des vivants,
simple et monotone passant.

on la touche alors,
on effleure des contours,
on l'observe en coin comme l'or,
on le désire cet amour.

Puis on la saisit, on la prend sans retenue,
ainsi chastement mis à nu,
elle et moi,
plus de loi.

Puis le doute s'installe,
alors que l'envie détalle.
que faire avec elle ?
vite je perdrai mes ailes.
Voyager ? sourire ?
embrasser ? écrire ?
Papa je t'aime,
avant qu'il ne soit trop tard.
Mon enfant, mon astroblème,
tu seras mon avatar.
Je n'ai pas eu le temps,
de te donner vie,
alors aujourd'hui je prie,
pour celui qui m'entend.
Je perds, perds du temps,
Dans ce doute, il y a des relents,
d'une vie acidulée,
passée à se demander,
pourquoi suis-je ainsi ?
Me voilà bien trahie,
quand tu t'offres à moi,
tant de regrets, de replis,
ne peuvent s'effacer malgré ton pas,
trop court, mais si bon.
la question reste sans rebons :
que faire ?  que faire ?

Alors je ferme les yeux,
pour écouter ce qui émeut,
puis je tombe sur l'air,
qui me transporte mélodieux,
dans une autre ère.
Un début certes odieux,
mais cette parcelle, je la remercie.

Douce parcelle, coin d'océan,
tu as fait de moi un paon,
enfin j'ai pardonné à la vie...


Lettre d'un bout de femme,
 signé Mosaique.