Bonimenteurs

Ils vont et viennent,
comme une valse de vienne,
rime facile, qui tient au bout du fil,
les marchands d'histoire,
ceux qui enchantent,
envers ceux dans la pente,
devant ce brisé de miroir.

Ding dong, l'heure a sonné,
les cloches avancées,
les bonimenteurs passent à l'action,
pour lever les passions,
pleurs séchées,
je les vois passer,
mouchoir habillé,
ils me l'ont enlevé.

dans ma tête, tout s’entremêle,
les râteaux, les pelles,
ma vie repasse en boucle,
on peut parler de souk,
Les pilules, merci,
c'est lundi.
Ils n'ont rien vu,
le feu n'est qu'en moi,
bonimenteurs, revenez par là,
voilà chassés ces inconnus.

A la nuit tombée,
les mots arrivent dans le palais,
les images se forment,
et ma vie enfin se déforme.
je saisis ma plume,
pour parcourir les dunes,
d'un imaginaire ébouriffé,
par des êtres mal léchés.

demain est un autre jour,
disent ceux des discours,
mais que savent-ils d'aujourd'hui,
à force de ne regarder qu'autrui.
je me referme comme une huître,
de haut de leur pupitre,
ils pensent me connaître,
je joue à l'illusion,
et chaque soir me voilà naître,
c'est ma rébellion.

Ces quatre murs je les détruis,
grâce à vous bonimenteurs d'un soir,
je les prends pour de belles poires,
les barreaux n'arrêtent pas le génie,
celui de l'imagination,
qui fait qu'on ne tourne pas rond...