Vol d'oiseaux insulaires

Au gré des ailes, se dessine un visage, tout là-haut,
un petit chapeau tombe vite pour devenir une glace,
 l’enfant court après. 
"On rentre, il est tard, chéri"
le parc se vide. Les oiseaux continuent la ronde. Récréation non terminée. Le sol est boueux, l'ombre jaillit et le show recommence.
Douceur automnale. Leurs ailes se battent, battent l'air, sans battre en retraite. Les figures de style continuent, ma tête tourne.
L'enfant chez lui rêve. De voler aussi haut, pour ne plus voir le bas. 
Les oiseaux, non de corbeaux, continuent leur festin, le ciel à eux, aucun nuage ne les arrête,
L'air frais des feuilles tombantes donnent une mélodie fringante, ils n'ont peur de rien, voguent dans leur couloir aérien. 
j'admire ces oiseaux paon dans le ciel, une corrida décente, ils sont mon refuge, face à la pente.
Lundi, bientôt. Puis les autres jours qui se glissent. 

Ils me séduisent, m'intriguent...ils ne me connaissent ni d'Adam, ni de là-bas. Moi, tous les jours, je les vois. Annonçant leur hiver. Froid. Froid. je me blottis dans un paquet de feuille au pied d'un arbre nu. 
Bonjour Monsieur, voulez vous passer l'hiver avec moi ? Le temps va être à la grise mine.

Oui, un nouveau jour des parapluies pour moi. D'ailleurs, j'ai mis mes chaussettes à petit pois, sans couleur. Je shoote un caillou, et je continue ma route, le bal allait terminer...


Pensée d'une autre île où je ne suis pas.